#flemishprimitives

Jan van Eyck by delphine queme

The Arnolfini Portrait (detail) by Jan van Eyck (1434) - National Gallery, London

Flemish paintings have always been celebrated for the beauty of the details. In the Arnolfini portrait the miror on the wall reflects a whole new scene, probably the painter with another person (his own wife ?). 

In Le prêteur et sa femme (1514)  - Musée du Louvre, it reflects the outside through the window and an extra person which is not present in the painting itself.

These details in mirors remind me of this photograph of the master of photography August Sander. In The right eye of my daughter Sigrid (1928) - Moma, one can see again as in the Quentin Metsys painting a window opening the scene on the outside.

Joachim Patinir by delphine queme

Landscape with st Jerome  (1516-17) by Joachim Patinir @museoprado 

I discovered Patinir when i was 11 years old. He is probably my favorite painter and certainly the reason why i do peopleless photography. What an incredible mind it took in the 15th century to decide to paint landscape ! 

His blues and greens probably inspired italians in the 15t and 16th centuries.

His surreal rocky landscapes remind me of mountains in japanese prints. Also what Patinir shares with the Japanese is that there is not one central focal point but many points to look at, as in modern photograph like in this Gregory Crewdson example.

 

 

Le polyptyque du Jugement Dernier de Rogier Van der Weyden by delphine queme

A l'occasion d'un shooting, je me suis rendue à Beaune la semaine dernière et j'ai pu enfin voir ce polyptique que j'admirais dans les livres depuis tant d'années.

Ci-dessous quelques photos prises dans la pénombre de la salle où il est exposé. Le tableau semble en mauvais état ce qui me semble assez scandaleux pour un chef d'oeuvre de cette envergure.

Rogier van der Weyden, est un de mes peintres préférés, ce qui ne surprendra pas les lecteurs de ce blog qui y ont souvent lu des articles sur les peintres primitifs flamands.

 

Il y a quelques temps, je visitais au Louvre une des salles consacrée justement à la peinture flamande, guidée par une conférencière érudite en la matière. Après qu'elle nous ait overdosés de détails iconographiques et historiques sur les tableaux que nous regardions, je lui ai finalement demandé pourquoi La vierge au chancelier Rolin était un chef d'oeuvre manifeste comparé aux autres tableaux de la même salle (qui comportait des tableaux tout à fait exceptionnels, des Memling notamment mais pour moi d'une force moindre). Elle n'a pas su me répondre.

Et en fait quand on rentre dans la salle du polyptique à Beaune, on comprend.

On comprend que le peintre est allé jusqu'au bout.

Sur le polyptique on voit que Rogier van der Weyden est allé au bout de ce qui est possible en couleurs, en formes, en textures, en idées, en finesse, .... Et sur un polyptique de cette dimension, la somme de tout cela, cette profondeur, vous assaillit.

C'est en tout cas la sensation que j'ai eue.

 

 

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (panneau central)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (panneau central)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden