Pierre Soulages / by delphine queme


"Le fruit n’est pas dans la connaissance mais dans l’acte de saisir".
Merveilleuse phrase que je cite d’un dvd sur le peintre Pierre Soulages, acheté récemment à la librairie du centre Pompidou.

Je ne sais plus où j’ai vu pour la première fois un tableau de Pierre Soulages. Je crois que c’était au musée d’art moderne de Paris. Un tableau immense. En tout cas je me souviens d’une émotion très vive, d’une profondeur, de quelque chose d’assez fort.

Comme il le dit lui même dans ce documentaire, l’art abstrait un “art qui met en branle une émotion, une sensibilité intellectuelle à partir de formes qui ne représentent pas.”
Ce que l’on ressent est inexplicable de toute façon.
Je pense, et il a raison de souligner que c’est particulièrement vrai pour les formes abstraites, que l’on ressent face à une oeuvre que ce que l’on y met.
C’est flagrant en art abstrait mais je trouve, et c’est mon avis personnel, que c’est aussi flagrant pour des oeuvres ou des artistes que l’on ne connait pas au moment de la rencontre avec l’oeuvre. Car il me semble que l’on a tendance à plus aimer, toutes choses égales par ailleurs, ce que l’on connait.



http://www.crdp-montpellier.fr/ecole-des-arts/soulages/index.htm
http://www.pierre-soulages.com/


PS : je mets ci-dessus en illustration une toile de Pierre Soulages pour ceux qui ne connaissent pas ce qui est vraiment stupide de ma part puisque cette représentation en 2 dimensions ne traduit en aucune façon l’émotion que l’on peut ressentir devant ses tableaux.
C’est, du reste, ce qui pour moi caractérise l’art contemporain qui va m’intéresser : une oeuvre que l’on ne peut plus simplement “voir” mais que l’on doit aussi “vivre”.
Je crois que j’avais fait la même remarque pour les sculptures de Ron Mueck quand elles avaient été présentées à la Fondation Cartier.