Djamel Tatah / by delphine queme


J’ai découvert ce peintre français grâce à un documentaire sur Arte (Djamel Tatah, l’art et la manière, 2007).

Je ne sais pas pourquoi j’aime autant ses peintures.


D’abord, les couleurs sont magnifiques. J’aime les bleus indigos, les gris, les verts/bleus : des couleurs qui changent de couleur !
et aussi les noirs qui n’en sont pas, les couleurs tristes, …

Ce qui frappe également c’est évidemment la simplicité et le minimalisme des tableaux, poussés jusqu’à une absence de profondeur : on voit un tableau dans les limites affirmées de ses deux dimensions, sans chercher à faire plus. Comme si le peintre voulait absolument rester dans le réel (de la peinture).

J’aime aussi la sensation que le peintre peint toujours le même tableau, alors même que tout change d’un tableau à l’autre. C’est d’ailleurs pour cela que ses oeuvres représentant des séries sont tout autant intéressantes : répétition non répétitive. Comme les êtres humains ?
A vue d’oeil on est tous pareils, on a “grosso modo” tous les mêmes vies (on tombe amoureux, on traverse des épreuves, on ressent des émotions que l’on croit uniques, on ne trouve aucun sens à la vie : tous ces sentiments sont finalement tellement communs !!!!), et cependant chacun est tellement différent de l’autre que l’on s’émerveille à chaque fois qu’il y a “connection”.

Voici donc avec Djamel Tatah et Peter Doig récemment (voir précédent post), deux coups de coeur, à ma grande surprise, pour des peintres contemporains. Cependant, là où je trouve que Peter Doig avec les années perd en intensité dans son travail, je trouve que Djamel Tatah reste passionnant jusqu’à ses travaux les plus récents.

J’ai hâte de voir sa prochaine exposition. J’espère juste qu’elle ne sera pas trop loin de Paris … parce que j’irai !





















http://www.djameltatah.com