Whatever / by delphine queme


J’ai beaucoup aimé voir le nouveau Woody Allen.
L’acteur principal est très bon.

Certains dialogues, tout droit sorti de la tête de W.A., resteront dans les mémoires. Comme par exemple lorsqu’il parle de son premier mariage en expliquant que son ex-femme et lui, “on papers” (“sur le papier”, “en théorie”) étaient fait l’un pour l’autre, et que c’est justement ce qui n’allait pas selon lui car “life is not on papers”.
Sur le moment j’ai trouvé cette phrase époustouflante.



Cependant je ne sais pas si j’aime autant les films de Woody Allen de ces dernières années. Il formule de plus en plus directement et sans fioriture ou symbolisme quelconque ses idées philosophiques sur le (non-) sens de la vie, etc …. dans la bouche de ses interprètes. Or ce que j’aimais particulièrement dans ses plus beaux films (Annie Hall, Manhattan , ….) c’était l’usage de certaines images pour imprimer plus directement que si elles étaient formulées explicitement, ses idées sur la vie dans l’esprit du spectateur.
Ainsi à la fin de Manhattan quand il énumère toutes ces merveilleuses choses dans la vie et cite entre autres :
"Groucho Marx; Swedish movies; Sentimental Education by Flaubert; those incredible apples and pears by Cézanne; the crabs at Sam Wo’s; and, of course, Tracy’s face." je trouve que c’est tellement plus fin et même efficace que de faire dire à ses personnages ces espèces de tirades théoriques à n’en plus finir sur la violence de la vie, etc ….
A part ça on rit beaucoup.