Figuration narrative / by delphine queme

L’exposition au Grand Palais m’attirait beaucoup : des tableaux “attrayants” (j’y reviendrai plus tard) et un mouvement que je connaissais peu même si j’avais entendu dans mon adolescence quelques noms (Arroyo, …. et Klasen qui était même venu dans notre maison puisque ma mère le connaissait).
Première impression : des tableaux “agréables” à regarder. Des grands formats, beaucoup de couleurs, les influences de la photo et de la bd …. tout pour plaire “à première vue”.

Mais c’est là où arrive la déception. D’abord par l’exposition en elle-même. Où veut-on en venir ? quelle est la problématique (comme disait un de mes anciens professeurs) ?
Le mouvement a eu peu d’envergure et les peintres qui le composent n’ont pas laissé la même postérité que leurs équivalents américains. Il semble que l’on ne “découvre” rien ici.
Les peintures ensuite : à l’image de ce que l’on a dit. On est dans un rapport assez primaire. On fait du figuratif en réaction à d’autres choses. Soit. Mais que se dégage-t-il finalement de ces tableaux ? Personnellement je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions en les voyant. J’en ai trouvé certains magnifiques, mais aucun qui ne m’ait donné la chair de poule.

Et ce n’est certainement pas une question de figuratif / pas figuratif ou retour au figuratif.


L’émotion dans une peinture se situe pour moi bien au-dessus de sa matérialité.



Ce tableau est mon préféré dans l’exposition. Il fait partie d’une série “Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp” qui a été peinte par Arroyo,Aillaud et Recalcati et dont les divers tableaux sont rassemblés dans une pièce séparée :





















Toujours dans la même pièce mais photographié de l’extérieur :