#art

Le polyptyque du Jugement Dernier de Rogier Van der Weyden by delphine queme

A l'occasion d'un shooting, je me suis rendue à Beaune la semaine dernière et j'ai pu enfin voir ce polyptique que j'admirais dans les livres depuis tant d'années.

Ci-dessous quelques photos prises dans la pénombre de la salle où il est exposé. Le tableau semble en mauvais état ce qui me semble assez scandaleux pour un chef d'oeuvre de cette envergure.

Rogier van der Weyden, est un de mes peintres préférés, ce qui ne surprendra pas les lecteurs de ce blog qui y ont souvent lu des articles sur les peintres primitifs flamands.

 

Il y a quelques temps, je visitais au Louvre une des salles consacrée justement à la peinture flamande, guidée par une conférencière érudite en la matière. Après qu'elle nous ait overdosés de détails iconographiques et historiques sur les tableaux que nous regardions, je lui ai finalement demandé pourquoi La vierge au chancelier Rolin était un chef d'oeuvre manifeste comparé aux autres tableaux de la même salle (qui comportait des tableaux tout à fait exceptionnels, des Memling notamment mais pour moi d'une force moindre). Elle n'a pas su me répondre.

Et en fait quand on rentre dans la salle du polyptique à Beaune, on comprend.

On comprend que le peintre est allé jusqu'au bout.

Sur le polyptique on voit que Rogier van der Weyden est allé au bout de ce qui est possible en couleurs, en formes, en textures, en idées, en finesse, .... Et sur un polyptique de cette dimension, la somme de tout cela, cette profondeur, vous assaillit.

C'est en tout cas la sensation que j'ai eue.

 

 

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (détail)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (panneau central)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden (panneau central)

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden

Polyptique du jugement dernier de Rogier van der Weyden

by delphine queme

Ezra Stoller   (1915 – 2004) était un photographe américain spécialisé dans la photographie d’architecture.  
  Les New-Yorkais pourront faire un tour à la Yossi Milo Gallery où une magnifique exposition    Beyond Architecture  lui est consacrée jusqu’au 2 mars 2013.  
  Pour information, la photo ci-dessus date de 1949 ….  
     
  http://www.yossimilo.com/artists/ezra_stol/?show=0#title

Ezra Stoller (1915 – 2004) était un photographe américain spécialisé dans la photographie d’architecture.

Les New-Yorkais pourront faire un tour à la Yossi Milo Gallery où une magnifique exposition Beyond Architecture lui est consacrée jusqu’au 2 mars 2013.

Pour information, la photo ci-dessus date de 1949 ….

 

http://www.yossimilo.com/artists/ezra_stol/?show=0#title

by delphine queme

Plus que quelques jours pour voir cette merveilleuse petite exposition à la maison de la photographie Robert Doisneau à Gentilly, sur le travail d’Emile Savitry.

Emile Savitry fréquente aussi bien le peintre André Derain, que le poète Robert Desnos, Louis Aragon, que Django Reihnardt. Il sera assistant de Brassaï puis photographe de plateau  pour les grands du réalisme poétique français (Grémillon, Carné, Prévert, etc ….).

Voici un choix de mes photographies préférées, qui sont d’une grande modernité.

http://www.maisondelaphotographie-robertdoisneau.fr

by delphine queme

J’ai découvert les photos de Philippe Yong sur Flickr.

Ci-dessus quelques photos extraites de son tout nouveau livre.

Ce qui m’impressionne dans ces photos c’est la forte identité récurrente malgré la grande diversité des sujets. Je retrouve le même oeil, la même sensibilité dans une photo d’intérieur de bâtiment et dans une photo de zone industrielle.

A noter dans ce livre, le choix remarquable des paires de photos. Rarement j’ai vu une telle réflexion dans ces choix en vis-à-vis.

J’aime ces photos car j’aurais aimé les faire. Mais à la réflexion, je me rends compte que même si elles ressemblent indirectement aux miennes (pas de personnes présentes, photos de lieux essentiellement, assez “industrielles”, plutôt urbaines), elles en sont quand même très différentes. Mes photos sont plus irréelles me semble-t-il. Elles ont un côté presque graphique voire même artificiel que celles de Philippe Yong n’ont pas du tout. En fait on aime ses photos car elles ne se laissent à aucun moment piéger par une quelconque démarche dans la forme. Je pensais par exemple aux photos de Todd Hido dont j’ai parlé récemment sur ce blog. Elles sont magnifiques, soit, mais très marquées formellement. Un peu trop facile à mon goût.

Les photos de Philippe Yong au contraire sont très pures, elles vont droit à l’essentiel.

Philippe Yong ne cherche pas à faire de belles photographies, pour faire de belles photographies. Il ne fait qu’exprimer ce que son oeil voit. Et c’est cela qui donne des photos aussi magnifiques.

http://pyphotography.fr

vous trouverez ici le livre en version papier:

http://www.blurb.fr/b/3972954-100-photographies-philippe-yong

et en version ebook (2,49€) :

http://store.blurb.fr/ebooks/369473-100-photographies-philippe-yong

by delphine queme

Quelques très très beaux clichés à l’exposition Manuel Alvarez Bravo au Jeu de Paume, particulièrement dans ses jeunes années où il fait beaucoup de recherche autour des formes (détails d’architecture par exemple). 
 Je n’ai rien compris à l’organisation du parcours de l’exposition centrée autour de verbes “clés” dont j’ai déjà oublié la liste, cependant, ce qui a retenu mon attention ce sont deux trois clichés en couleurs absolument magnifiques dont un montré ci-dessus qui date de 1964.

Quelques très très beaux clichés à l’exposition Manuel Alvarez Bravo au Jeu de Paume, particulièrement dans ses jeunes années où il fait beaucoup de recherche autour des formes (détails d’architecture par exemple).

Je n’ai rien compris à l’organisation du parcours de l’exposition centrée autour de verbes “clés” dont j’ai déjà oublié la liste, cependant, ce qui a retenu mon attention ce sont deux trois clichés en couleurs absolument magnifiques dont un montré ci-dessus qui date de 1964.

by delphine queme

Modernisme ou modernité, les photographes du cercle de Gustave Le Gray.

Je répondrais assurément “modernité” !

Quelle modernité en effet dans ces clichés des débuts de la photographie!!!

Le Gray forme une cinquantaine de photographes (amateurs) et les fait travailler sur (déjà !) la notion de série ou encore la beauté de leurs tirages.

J’ai particulièrement aimé dans cette exposition les clichés de Olympe Aguado.


by delphine queme

Cette exposition réunit des oeuvres absolument magnifiques, notamment des toiles de Jérome Bosch (dont le Jardin des délices!), un tableau de Hans Memling (ci-dessus) mais surtout elle réunit plusieurs toiles de Joachim Patinir, un de mes peintres préférés dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Patinir a été le premier à peindre ces paysages rocheux, surnaturels, où ses bleus et ses verts (ici exceptionnellement ses rouges) se mélangent au delà de toute réalité possible. Je retrouve de ses paysages dans ceux des peintres italiens dont notamment les deux Vierge au rocher (celle du Louvre et celle de la National Gallery) de de Vinci. Cependant, et malheureusement comme d’habitude, Patinir n’est pas mis en avant par les commissaires d’exposition (ni sur l’affiche, ni sur la couverture du catalogue). Je ne comprends pas cette non reconnaissance persistante de ce génie de la peinture.

by delphine queme

Petite exposition réussie, comme toujours au Musée du Luxembourg.

Beaucoup de spécialistes remarques souvent en premier les couleurs chez ce peintre vénitien. Personnellement, ce qui me touche plus ici c’est réellement la modernité et la simplicité (qui vont ensemble me semble-t-il) des visages.

On le voit particulièrement dans ce tableau de la Vierge et l’enfant.

Un tableau extraordinaire qui surnage complètement dans l’exposition : un portrait de Jésus dont la photo vous donnera qu’une très faible idée. La lumière de ce tableau est magnifique. Le regard perdu aussi.

by delphine queme

Violence et passion  de Luchino Visconti est sans doute mon film préféré. 
 Cela doit bien faire 15 ou 20 ans que c’est le cas. 
 Je me souviens avoir vu ce film il y a très longtemps au Saint-Germain-des-Près. 
 J’avais trouvé le DVD par hasard à la boutique de Tate Modern à Londres alors même que je le cherchais depuis des années. Mais je ne le regarde jamais en DVD. Ce film doit être vu sur grand écran. 
 C’est donc quelques jours après sa re-sortie en salles (Filmothèque du Quartier Latin) que je suis allée le voir, symboliquement le jour de mon anniversaire, dans une salle pleine. 
 Quel enchantement. 
 Il y a des films que j’aime plus que tout mais qui parfois me déçoivent quand je les revois. Par exemple  Les dames du bois de Boulogne  de Bresson que j’ai revu récemment. Non pas que ces films ne soient d’excellents films, ils le sont et le restent, mais leur première vision est souvent un tel choc émotionnel qu’il est difficilement reproductible. 
 Car un film se “fait” pour moi à mi-chemin entre ce qu’il offre et ce que le spectateur y voit. Les “bons” films laissent de la place, pour que le spectateur puisse y projeter ses propres émotions, sa propre imagination, sa propre “réalité”. C’est pour ça que l’on voit toujours de nouvelles choses quand on revoit un bon film. Un “mauvais” film sera plus fermé, plus formaté évidemment, moins complexe. 
  Violence et passion  est l’histoire d’un homme âgé (Burt Lancaster), qui préfère les oeuvres d’art aux hommes. Il se cache derrière la certitude des objets, parfaits dans leur harmonie, et qui créent suffisamment d’émotions en lui pour qu’il se sente vivant. 
 Mais c’est un homme qui se referme sur lui-même.  Son extrême sensibilité, qui lui permet autant d’apprécier les oeuvres d’art, a du lui faire mal dans la vie.  
 Une “famille” (une femme mariée, son amant, sa fille, etc …) vient s’installer au-dessus de chez lui et il va être à nouveau confronté à ce qu’est la vie : l’amour, le risque, la violence et les passions. 
 Jacques Audiard parlait il y a quelques semaines de son dernier film  De rouille et d’os  dans Projection privée (de Michel Ciment sur France Culture : mon podcast préféré). Son personnage principal, qui s’est anesthésié de la vie (ses combats le prouvent : il peut tout encaisser, il ne sent rien …) ne s’autorise à aimer qu’au bord du précipice, quand il n’a plus le choix. 
 C’est un peu la même histoire finalement. 
 Celle des gens sensibles qui n’arrivent pas à affronter la vie. 
  http://www.lafilmotheque.fr/  
  http://www.franceculture.fr/emission-projection-privee

Violence et passion de Luchino Visconti est sans doute mon film préféré.

Cela doit bien faire 15 ou 20 ans que c’est le cas.

Je me souviens avoir vu ce film il y a très longtemps au Saint-Germain-des-Près.

J’avais trouvé le DVD par hasard à la boutique de Tate Modern à Londres alors même que je le cherchais depuis des années. Mais je ne le regarde jamais en DVD. Ce film doit être vu sur grand écran.

C’est donc quelques jours après sa re-sortie en salles (Filmothèque du Quartier Latin) que je suis allée le voir, symboliquement le jour de mon anniversaire, dans une salle pleine.

Quel enchantement.

Il y a des films que j’aime plus que tout mais qui parfois me déçoivent quand je les revois. Par exemple Les dames du bois de Boulogne de Bresson que j’ai revu récemment. Non pas que ces films ne soient d’excellents films, ils le sont et le restent, mais leur première vision est souvent un tel choc émotionnel qu’il est difficilement reproductible.

Car un film se “fait” pour moi à mi-chemin entre ce qu’il offre et ce que le spectateur y voit. Les “bons” films laissent de la place, pour que le spectateur puisse y projeter ses propres émotions, sa propre imagination, sa propre “réalité”. C’est pour ça que l’on voit toujours de nouvelles choses quand on revoit un bon film. Un “mauvais” film sera plus fermé, plus formaté évidemment, moins complexe.

Violence et passion est l’histoire d’un homme âgé (Burt Lancaster), qui préfère les oeuvres d’art aux hommes. Il se cache derrière la certitude des objets, parfaits dans leur harmonie, et qui créent suffisamment d’émotions en lui pour qu’il se sente vivant.

Mais c’est un homme qui se referme sur lui-même.  Son extrême sensibilité, qui lui permet autant d’apprécier les oeuvres d’art, a du lui faire mal dans la vie. 

Une “famille” (une femme mariée, son amant, sa fille, etc …) vient s’installer au-dessus de chez lui et il va être à nouveau confronté à ce qu’est la vie : l’amour, le risque, la violence et les passions.

Jacques Audiard parlait il y a quelques semaines de son dernier film De rouille et d’os dans Projection privée (de Michel Ciment sur France Culture : mon podcast préféré). Son personnage principal, qui s’est anesthésié de la vie (ses combats le prouvent : il peut tout encaisser, il ne sent rien …) ne s’autorise à aimer qu’au bord du précipice, quand il n’a plus le choix.

C’est un peu la même histoire finalement.

Celle des gens sensibles qui n’arrivent pas à affronter la vie.

http://www.lafilmotheque.fr/

http://www.franceculture.fr/emission-projection-privee

by delphine queme

Cette semaine j’ai flirté avec les anges …

J’ai été bouleversée à m’en retenir de pleurer par la Sainte Anne de Léonard de Vinci, et deux jours après, je n’ai juste pas compris ce qui m’arrivait quand Yusef Lateef, accompagnant Ahmad Jamal en concert à l’Olympia, nous a hypnotisés avec ses notes posées ça et là de façon quasi abstraite créant une musique qui vous submergeait.

Je ne crois pas en Dieu. Mais là il y a quand même quelque chose qui m’échappe dans tout ça …

L’exposition autour de la Saint Anne de Léonard de Vinci était tout simplement magnifique !

Je dis “étais” car, comme à mon habitude, j’y suis allée le dernier jour ….

Nous seulement on voit la genèse du tableau, les travaux de préparation, mais aussi ce qu’il y a de passionnant ce sont les copies de l’époque, essentiellement par les membres de son atelier ou par d’autres peintres contemporains. C’est vraiment là que l’on voit  à quel point Léonard est complètement au-dessus du lot.

Je crois que c’est Philippe Sollers qui disaient que les gens aiment Mozart car sa musique est d’une telle évidence, fluidité, simplicité. C’est la même chose pour Leonard, tout semble évident dans ce tableau.

C’est quand on voit le détail non réussi d’un visage ou d’une main, d’un volume ou d’une perspective chez un autre peintre que l’on se rend compte que le parfait équilibre chez Léonard tient du miracle.

Tous les spécialistes parlent de la fameuse diagonale qui se dessine entre les trois visages et qui est effectivement ce qui apporte sa magie au tableau, mais personnellement ce qui m’a toujours surpris c’est l’excessive proximité entre Sainte Anne et Marie. Pour moi, Sainte Anne n’est là qu’en rêve, comme pour protéger sa fille et l’enfant Jésus.

Comme dans ce tableau de Hans Memling où l’homme lisant à son fils défunt à côté de lui (ici)

Un seul regret : je m’attendais vraiment à voir la Vierge aux Rochers de la National Gallery de Londres (afin de la mettre en face de celle du Louvre) dont j’aime particulièrement le paysage lointain qui me rappelle les primitifs flamands.

Je suis sortie éberluée par l’exposition. J’ai oublié mon casque au vestiaire.

Re-rentrer dans le quotidien de la vie en regardant mes messages sur mon iPhone ou en écoutant de la musique m’a semblé d’une vulgarité sans nom.

by delphine queme

Hallelujah !!!!!

J’attendais Google Art Project depuis longtemps ……

Des musées du monde entier à distance de votre écran.

Bien sûr, rien remplacera le fait de voir une oeuvre en vrai, sans commentaires distordant notre perception de l’oeuvre que l’on regarde “par soi-même”.

Mais ce formidable outil permet de compléter notre connaissance des oeuvres, de voir des détails non visible à l’oeil nu, etc …..

http://www.googleartproject.com

Breitner by delphine queme

Voici une photographie de Breitner, exposée jusqu’à la semaine dernière à l’Institut néerlandais à Paris :

Elle me rappelle évidemment la photo de Diane Arbus que j’espère voir à l’exposition du Jeu de Paume cette semaine :

Edvard Munch à Pompidou by delphine queme

Tradition respectée puisque je poste sur cette exposition alors qu’elle n’est ouverte au public encore que … aujourd’hui.

Contrairement à l’exposition sur la cité interdite dont je parlais il y a peu sur ce même blog, le concept de l’exposition sur Munch est quant à lui limpide : montrer que Munch est un peintre du 20ème siècle plus qu’il n’est un peintre du 19ème. Montrer la modernité de son oeuvre picturale.

Voilà une idée forte. Elle est du reste parfaitement démontrée dans l’exposition. On en ressort à mon avis plus intelligent que d’une exposition qui tenterait d’accumuler un savoir encyclopédique et exhaustif.

Munch est un grand peintre : on sent son humanité derrière chacun de ses tableaux.

Le tout premier tableau de l’exposition m’a plongé dans cette humanité à fleur de peau :

Munch est pour moi une sorte de mélange d’Egon Schiele pour sa mélancolie et sa violence, de Francis Bacon pour sa profondeur, et d’Edward Hopper pour sa douceur (voir en particulier pour la référence à Hopper les couples peints de dos).

2 dernières remarques : la salle consacrée aux oeuvres “répétées” que j’ai trouvé fascinante :

Et l’absence du tableau “Le cri” dont on peut résolument dire que la modernité du peintre y éclate brillamment.

Empereurs de Chine by delphine queme

Je suis allée voir l’exposition “La Cité Interdite au Louvre - Empereurs de Chine et rois de France” pendant les derniers jours. Elle m’a enchantée … malgré une entrée en matière qui m’a semblé maladroite.

En effet, avant de m’y rendre,  je n’ai volontairement lu aucun article, de sorte à arriver l’oeil “neuf” et l’esprit disponible. 

Grosse erreur.

Je lis le premier panneau qui me plonge dans une remarquable perplexité :

Il est certain que si on s’est renseigné avant sur le thème ou même une fois l’exposition parcourue ce texte s’éclaircit mais je vous assure que si vous ne savez pas de quoi il s’agit vous ne comprenez absolument rien à ce texte “introductif”. 

De fait, l’exposition est une mise en parallèle entre le Louvre et la Cité interdite (les deux “palais”).

Je ne parle même pas du morcellement “géographique” de l’exposition : 3 endroits différents …. .

Passé quelques secondes d’énervement, je décide de ne pas chercher à comprendre et de simplement regarder les oeuvres pour leur beauté.

Je pense depuis longtemps que la Chine a été un très grand pays, bien avant l’occident.

En tant qu’européens, héritiers des grecs et des romains nous pensons être la civilisation par excellence, le reste du monde étant barbare ou “exotique” dans le meilleur des cas.

Sauf que il y a 2000 ans, les civilisés c’était les chinois.

Je crois profondément à la supériorité fondamentale de la pensée chinoise (en particulier le taoïsme) sur la pensée occidentale (voir à ce sujet les livres de François Jullien).

Force est de constater la supériorité de l’art Chinois sur l’art européen présenté dans cette exposition :  les parties “Louvre” étaient systématiquement désertes, et les parties “Chine” toujours pleine de monde  …..

Ces oeuvres sont assez intemporelles. Je pense notamment aux portraits des empereurs (regardez le fond de ce tableau !) :

et sont surtout d’une finesse incroyable (regardez ce détail) :

Donc pour résumer. Exposition peu intéressante, oeuvres magnifiques.

http://www.louvre.fr/expositions/la-cite-interdite-au-louvre-empereurs-de-chine-et-rois-de-france