/ by delphine queme

Paul Graham, en conférence  Le Bal, Paris - le 15 septembre 2012 Paul Graham est un de mes photographes préférés. Je l’ai découvert il y a  finalement peu, lors de l’expo de Martin Parr (que j’aime beaucoup moins) au Jeu de Paume en 2009. A cette occasion j’avais fait une sélection de quelques unes de ses photos : http://delphinequeme.tumblr.com/post/15035950913/paul-graham Le Bal présente deux séries de photographies : Beyond caring qui date d’il y a près de 30 ans et The present qui a été réalisée en 2011.  http://www.paulgrahamarchive.com/beyondcaring.html#a Il nous explique qu’à l’époque la nouveauté de ses photos résidait dans deux caractéristiques devenues invisibles à nos yeux avec le temps : tout d’abord l’usage de la couleur pour ce type de sujet. La couleur avait une connotation “kitsch” qui dévalorisait le sujet. Puis la taille des tirages qui semble évidente aujourd’hui mais qui ne l’était pas à l’époque. Dans la deuxième série présentée, The present, il nous explique qu’il a voulu s’amuser avec le fameux concept “d’instant décisif” en présentant des doubles voire triple “instants”, pris dans les rues new yorkaises. A l’assistance, vraisemblablement composée de photographes inspirés, avides de conseils, il recommande de faire les choses soi-même et “d’ignorer les problèmes” (“do it yourself, ignore the problems”), notamment en publiant des livres de ses propres photos car les livres ont le mérite de durer, ce qui n’est pas le cas d’une exposition. Il dit qu’à l’époque, sans doute inspiré par les punks qui fabriquaient leurs disques de façon totalement indépendante, c’est ce qu’il a fait. Et cela lui a permis de faire connaître son travail. Puis il donne ce conseil “you don’t need to create drama in a photo, you can break that” ce en quoi je crois personnellement depuis toujours. Je pense même que la qualité d’une photo réside dans les détails où toutes les intentions (conscientes ou inconscientes de l’auteur) sont réunies miraculeusement. Comme il le dit lui même : à partir du monde on créé une photo qui elle-même va créer un nouveau monde. Enfin, il nous a parlé du texte qu’il a écrit il y a quelques années The unreasonable apple, merveilleux texte sur ce qui qualifie l’art dans une photographie : http://www.paulgrahamarchive.com/writings_by.html http://www.paulgrahamarchive.com/ http://www.le-bal.fr/

Paul Graham, en conférence 

Le Bal, Paris - le 15 septembre 2012

Paul Graham est un de mes photographes préférés.

Je l’ai découvert il y a  finalement peu, lors de l’expo de Martin Parr (que j’aime beaucoup moins) au Jeu de Paume en 2009. A cette occasion j’avais fait une sélection de quelques unes de ses photos :

http://delphinequeme.tumblr.com/post/15035950913/paul-graham

Le Bal présente deux séries de photographies : Beyond caring qui date d’il y a près de 30 ans et The present qui a été réalisée en 2011. 

http://www.paulgrahamarchive.com/beyondcaring.html#a

Il nous explique qu’à l’époque la nouveauté de ses photos résidait dans deux caractéristiques devenues invisibles à nos yeux avec le temps : tout d’abord l’usage de la couleur pour ce type de sujet. La couleur avait une connotation “kitsch” qui dévalorisait le sujet. Puis la taille des tirages qui semble évidente aujourd’hui mais qui ne l’était pas à l’époque.

Dans la deuxième série présentée, The present, il nous explique qu’il a voulu s’amuser avec le fameux concept “d’instant décisif” en présentant des doubles voire triple “instants”, pris dans les rues new yorkaises.

A l’assistance, vraisemblablement composée de photographes inspirés, avides de conseils, il recommande de faire les choses soi-même et “d’ignorer les problèmes” (“do it yourself, ignore the problems”), notamment en publiant des livres de ses propres photos car les livres ont le mérite de durer, ce qui n’est pas le cas d’une exposition.

Il dit qu’à l’époque, sans doute inspiré par les punks qui fabriquaient leurs disques de façon totalement indépendante, c’est ce qu’il a fait. Et cela lui a permis de faire connaître son travail.

Puis il donne ce conseil “you don’t need to create drama in a photo, you can break that” ce en quoi je crois personnellement depuis toujours. Je pense même que la qualité d’une photo réside dans les détails où toutes les intentions (conscientes ou inconscientes de l’auteur) sont réunies miraculeusement. Comme il le dit lui même : à partir du monde on créé une photo qui elle-même va créer un nouveau monde.

Enfin, il nous a parlé du texte qu’il a écrit il y a quelques années The unreasonable apple, merveilleux texte sur ce qui qualifie l’art dans une photographie :

http://www.paulgrahamarchive.com/

http://www.le-bal.fr/