/ by delphine queme

L’exposition de Joel Meyerowitz qui s’est tenue à la MEP est maintenant finie. 

J’avais déjà parler de ce photographe ici :

http://delphinequeme.tumblr.com/post/13594797261/joel-meyerowitz-nouveau-livre

Les tirages, notamment les photos des années 70 de cette exposition étaient simplement magnifiques.

Dans une interview que Joel Meyerowitz a accordé à l’occasion de cette exposition :

http://ourageis13.com/rencontres/portraits/joel-meyerowitz-a-la-mep/

il disait que finalement les images importent peu, ce qui compte c’est la qualité d’attention, l’intensité de perception que la photographie peut apporter dans la vie d’un photographe. C’est tout à fait vrai, et c’est magnifique de le dire, surtout de la part d’un si grand artiste. Mais je trouve quand même qu’il y a deux choses supplémentaires dans la photographie qui me plaisent profondément :

- d’abord, comme dans toute oeuvre d’art, le fait que l’artiste fait une partie du chemin, et le spectateur en fait une autre. C’est Truffaut je crois qui disait qu’il faut laisser de la place pour l’imagination.

Une oeuvre très formatée, très “cliché” (c’est le cas de le dire) ne laisse aucune place à la projection intime que peut (doit) faire le spectateur sur l’oeuvre.

- ensuite, ce que je trouve magnifique dans la photographie, c’est qu’on rentre dans l’oeil du photographe et dans ce qu’il a de plus intime car il nous montre “de l’intérieur” ce que tout le monde voit de manière anodine, mais que lui trouve beau.